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Sur l’échelle de l’Etre

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En ce monde, aucune chose n’est dénuée de beauté, d’intelligence et d’amour. Ces qualités n’appartiennent qu’à Dieu et se manifestent dans toute la création. A ce titre, chaque chose, dont les animaux, ont leur chemin vers Dieu.

« Pas de bêtes sur la terre, ni d’oiseau volant de ses deux ailes qui ne constituent des nations pareillement à vous ; dans le Livre, Nous n’avons absolument pas omis la moindre chose.
-Et puis vers le Seigneur, ils seront rassemblés
» (Coran VI, 38)

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Quiconque est doué d’une parcelle d’entendement et de bon sens, en observant les animaux et leur admirable organisation est ébloui. L’éblouissement suscite la foi, c’est pourquoi Dieu, dans le Coran, nous donne l’ordre d’observer la nature qui est « signes », et particulièrement certains animaux :

chevresanimauxaimenuiressavoie878520.jpg Les bêtes de troupeau

« Assurément réside une leçon pour vous dans les bêtes de troupeau. Nous vous abreuvons de ce qui dans leur ventre fait transition entre sang et chyme, un lait pur, si doux à passer pour qui en boit » (Coran XVI, 66)

Les constituants du lait sécrétés par les glandes mammaires sont produits par la digestion des aliments apportés par le sang. Et l’on croit que le phénomène de la circulation sanguine, en rapport avec la production de lait chez la vache laitière, a été découvert mille ans après la Révélation, par William Harvey !

chameaudunesergchebbimerzouga1.jpg Le chameau

Le 17 e verset de la Sourate Al-Gashiya (l’occultante – LXXXVIII) :
« ne considèrent-ils pas comment les chameaux ont été créés ? »
attire l’attention sur ses caractéristiques particulières.

Ce vaisseau du désert mis au service de l’homme a des dispositifs particulièrement adaptés à des conditions climatiques extrêmes. Il est capable de survivre, sans nourriture, ni eau, pendant plusieurs jours grâce à sa bosse : réserve de graisses, elle lui permet de se passer de nourriture tout en prévenant la déshydratation ; il n’utilisera donc qu’une quantité minimum d’eau. De plus, capable de consommer 30 litres d’eau en presque 10 minutes (soit 1/3 de son poids corporel), il pourra voyager avec plusieurs centaines de litres sur son dos et sera ainsi capable de survivre pendant plusieurs semaines. Ses pattes adaptées à tous les sols ont des genoux couverts de « cor » qui lui permet de s’allonger sur le sable brûlant ; sa fourrure le protège aussi bien contre le froid que la chaleur (de -50° à +50° en Asie) tout en empêchant la déshydratation ; sa température interne peut varier entre 30° et 41° ! ses cils sont arrangés de telle façon qu’aucun grain de sable ne puisse y pénétrer , il en va de même pour le nez et les oreilles ; la structure du mucus de son nez, 100 fois plus grande que la nôtre lui permet de respirer un air humidifié ; son long cou lui permet d’atteindre des branches à 3 m de hauteur et donc de pouvoir en atteindre les feuilles. Le chameau possède encore beaucoup d’autres systèmes complexes qu’il serait un peu long de développer.

Comment ne pas voir en cette perfection et par cette « interconnexion » entre la terre, la plante, l’animal et l’homme, l’unité de la création ?

abeille2.jpg Les abeilles

« Ainsi ton Seigneur révèle-t-Il aux abeilles : « Accomodez-vous des demeures à partir des montagnes, des arbres et des ruchers et encore butinez de tous les fruits. Dès lors, suivez les chemins de votre Seigneur, bien humbles ».
De leur abdomen sourd une boisson de couleur variée qui recèle guérison pour les hommes. – En quoi réside un signe pour qui réfléchirait. »
(Coran XVI, 68-69)

L’organisation des abeilles est un prodige et comment qualifier le nectar qu’elles fabriquent ?

Ce nectar que l’on nomme « miel » se compose de glucose, de fructose et de minéraux tels le magnésium, le potassium, le calcium, le chlore de sodium, le soufre, le fer et le phosphate. Il contient également des vitamines (b1, b2, c, b6, b5, et b3), du cuivre, de l’iode, du zinc et en moindre quantité, plusieurs sortes d’hormones.

Le miel, à quantité égale, est 40 % moins calorique que le sucre, et malgré sa haute acidité, est facilement assimilé même par les estomacs délicats. Il est prouvé que sa consommation facilite le fonctionnement des reins et des intestins, a une action bénéfique sur le cerveau et préserve des problèmes capillaires et de l’artériosclérose. Mélangé à l’eau, le miel se répand dans la circulation en 7 minutes : il la régularise et en facilite le nettoyage. Dilué, il a également un effet bactéricide (les abeilles nouvellement nées sont d’ailleurs nourries avec du miel dilué, par les abeilles chargées de la surveillance !)

Beaucoup de traitement médicaux sont à base de dérivés de miel. Qui nierait les bienfaits de la gelée royale, du pollen et du propolis (résine d’abeille) , ce dernier étant un antibiotique naturel très efficace. Nombreuses infections de la peau, rebelles aux traitements classiques, ont été guéries.

Cliquez ici : Miel

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Par injonction coranique, dès l’aube de l’Islam, les musulmans ont observé la nature, dont les animaux. Déjà Ali, cousin, gendre et compagnon du Prophète (das – saws), au 7e siècle de notre ère, nous en livre une description savoureuse mettant en exergue l’attribut de magnificence.

3290115516200919.jpg Le paon

« Parmi les créatures les plus merveilleuses : le Paon.

Dieu lui a donné une forme parfaite, a admirablement agencé les couleurs de son plumage. Le mâle porte une chatoyante livrée et une longue queue qu’il déploie en éventail en s’approchant de la paonne.

Quand il fait la roue, sa queue ressemble à une ombrelle. Il parade en se donnant un air avantageux, se pavane avec orgueil.

Il couvre la femelle comme un coq quelconque mais il a l’ardeur d’un étalon en rut….

On prendrait ses plumes pour des halos d’argent joints à des éclats de soleil d’or pur et d’émeraude. Son plumage, comparé aux plantes de la terre, serait une fleur représentative de tous les printemps ; aux habits, il serait d’une dentelle finement brodée ; aux parures, on dirait des bagues dont les chatons sont de différentes couleurs serties dans un bel argent.

Le paon s’avance avec arrogance, contemple sa traîne et ses ailes, se pâme d’aise devant la magnificence de son habit et le coloris de son plumage. Mais à regarder ses pattes, il s’écrie d’horreur et gémit à faire pitié. Son cri témoigne d’une amertume réelle devant la grossièreté de ses pattes telles celles d’un vulgaire coq doté d’un ergot hideux.

Pour crête, il a une sorte de mèche verdâtre et tachetée. Le parcours du cou est tel le bec d’une aiguière qui lui descend jusqu’au ventre avec le décor d’un tatouage yéménite, ou d’une soie ornée de miroirs luisants et voilée de noir. Par l’abondance de son eau, la puissance de son éclat qui semble dégager un vert tendre qui forme un tout avec ce noir, il trompe le regard.

A la fente des oreilles, scintille en contraste avec ce noir une ligne de la blancheur d’une marguerite, comme l’œuvre d’une fine plume. Rare serait la couleur dont il n’aurait pas une juste mesure, la surpassant en éclat et en beauté. De ses couleurs, on dirait qu’elles sont issues d’une multitude de fleurs dont aucune pluie printanière n’a été l’artisan de la croissance, et qui, de surcroît, n’ont connu aucune canicule.

Il lui arrive de perdre ses plumes l’une après l’autre comme les feuilles des branches, et se dénuder ainsi. Aussitôt après, elles repoussent méthodiquement jusqu’à ce qu’elles deviennent ce qu’elles étaient avant la mue, sans aucune différence d’avec son coloris d’antan, sans qu’une couleur en remplace une autre.

A examiner la moindre parcelle d’une plume, vous verrez à la fois un orange rosâtre, un vert d’émeraude et un jaune d’or.

Comment une intelligence, si profonde soit-elle, pourrait en saisir le prodige ? Qu’adviendrait-il à ceux qui tenteraient d’en donner la description ?

La plus petite partie du paon a rendu l’imagination incapable de la percevoir et les langues impuissantes à la décrire.
Loué soit celui qui a ébloui les esprits, les empêchant ainsi de pouvoir saisir exclusivement dans sa forme et ses couleurs une créature si visible ; celui qui a rendu les langues impuissantes à en décrire les qualités. »

Il livre d’autres études sur la fourmi, la sauterelle, la chauve-souris, les oiseaux…
« Loué soit Celui qui assimila les petites fourmis et les mouches à d’autres créatures supérieures dans le monde des cétacés et des éléphants ! Il décide que toute créature à qui il insuffle la vie rencontrera la mort à son terme et l’anéantissement comme but suprême »

(extrait de la Voie de l’Eloquence de Ali Ibn Abi Taleb, Edition bilingue, Dar Al-Kutub Al-Islamiyyah et Dar Al-Kitab Al-Lubnani (beyrouth), Traduction de Dr. Sayyid Attia Abul Naga)

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Début du XIe siècle, Ghazâli dans son «livre de la méditation » nous livre aussi le fruit de son observation :

« Regarde l’araignée construire sa demeure au bord d’un cours d’eau : elle cherche d’abord deux points proches, distants l’un de l’autre d’une brassée ou moins, afin qu’il lui soit possible de les unir par un fil ; puis elle commence son œuvre en bavant sur un de ces points pour que le fil s’y colle, elle passe ensuite à l’autre point et y fixe l’autre extrémité du fil ; puis elle continue ainsi, allant en avant et en arrière une seconde et une troisième fois et édifie, dans l’espace contenu entre les deux points , une construction symétrique jusqu’à ce que les nœuds des ceintures soient solides et que les fils soient ordonnés comme ceux d’un ourdi, elle passe alors à la texture et pose celle-ci sur l’ourdi et les unis. Elle fait alors des nœuds solides aux points de rencontre entre l’ourdi et la texture.

Elle s’assure ensuite que la géométrie soit régulière et construit sa toile où tombent les punaises et les mouches. Elle se place alors dans un angle et fait le guet ; dès que la proie tombe dans sa toile, elle se précipite sur elle et la dévore ; si par la suite, elle n’arrive pas à capturer une proie, elle se positionne à un angle du mur, elle en unit les côtés d’un fil auquel elle s’attache par un autre fil et demeure renversée en l’air en attendant le passage d’une mouche ; dès que celle-ci passe, elle se lance sur elle, la saisit, lui enroule le fil -qu’elle tient solidement- autour des pattes et la dévore.

Crois-tu que l’araignée a appris cet art d’elle-même ou qu’elle se soit composée toute seule ? Ou encore qu’un être humain lui ait donné l’existence et lui ait enseigné cet art ? Crois-tu qu’elle n’ait ni guide ni maître ? Est-ce que celui qui est doué d’un regard intérieur peut douter que cet animal soi mesquin, faible ou impuissant ? Mais si même l’éléphant -cet être énorme doté d’une immense force manifeste- est incapable de réaliser la même chose, comment se fait-il que ce petit animal en soit capable ? »

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Publié dans: â–  LES ANIMAUX |on 12 décembre, 2006 |5 Commentaires »
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