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La science quantitative

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La science actuelle et occidentale, toute quantitative est une science relative et accidentelle. Depuis que l’humanité existe, elle n’a pu éclore dans cette forme qu’aujourd’hui, brusquement et en un seul lieu, portion très restreinte des peuples et des temps modernes. Elle n’est jamais apparue sous cette forme dans aucune civilisation et sous aucun climat, ce qui indique bien son essence contingente, même si elle en met plein la vue.
Jamais encore on avait isolé les éléments rationnels des éléments métaphysiques, opération contraire à la vérité qui est de projeter l’homme dans une perspective supratemporelle.

La science n’est profane que parce-qu’elle se croit autonome, détachée de sa cause divine, qu’elle n’a de but qu’elle même, que des applications utilitaires. Par ce point de vue profane, désacraliser l’univers en séparant la foi de son activité est une brèche fatale.
Toute entreprise qui n’a pas pour fondement la vérité ne peut être que désordonnée et aveugle, une fondation bâtie sur des sables mouvants. Ce que l’on nomme aujourd’hui stérilité et stagnation est en réalité la vigile qui garde la porte béante sur le Ciel. Seul l’homme rattaché au divin est normal et conserve la norme humaine. Faire des rapports entre les hommes des échanges uniquement techniques, économiques et financiers sous un masque de « civilisation » qu’on veut imposer à tous sont des rapports déséquilibrés et anormaux.

Dieu étant « Lumière des cieux et de la terre« , « lumière sur lumière« , la raison en est une dans la mesure où elle reflète la lumière principielle. Ce n’est que parce que l’homme ne donne pas une direction de vérité à sa pensée que celle-ci se retourne contre lui, c’est une intelligence tournée à l’envers. Si malgré cette raison aveugle nous arrivons malgré tout à des réalisations qu’on peut utiliser positivement, c’est par pure Miséricorde divine. On pourrait comparer cette lumière à la lumière du soleil réfléchie par la terre et qui éclaire indirectement le côté obscur de la lune : la lumière cendrée des astronomes.

Si beaucoup prennent appui sur la science profane pour nier Dieu, Dieu a jeté Sa Lumière jusqu’à elle pour que celui qui veut croire reconnaisse La Vérité. C’est la manifestation de la Miséricorde divine qui s’étend à toute chose. Celle-ci l’atteint, entre autres, là où son regard s’attarde. C’est ainsi que des scientifiques modernes ont été interpellés par les versets coraniques, certains faits scientifiques venant appuyer la Vérité ; ces preuves se basant sur des faits tangibles sont particulièrement propres à toucher l’esprit actuel sensible aux choses de cet ordre, et répondent au désir de savoir sur le monde des hommes des derniers temps.

« Confère moi, jusque parmi les derniers des hommes, une langue de Vérité »(Coran XXVI, 84)

Muhammad (saws) ne connaissait pas les théories scientifiques actuelles et n’aurait pu énoncé aucun verset coranique par lui-même. Sa nature était vierge, totalement réceptive à l’effluve divine. Ainsi lorsqu’un verset descendait sur lui, ce verset prenait corps en lui. Il ne descendait pas seulement dans son mental mais embrassait tout son être. (Coran XXVI, 192-194). Abreuvé à l’Omniscience, il savait, par Dieu, ce qu’aucun scientifique ne saura jamais par lui-même ; car on ne sait rien par soi même et la raison chercheuse aperçoit des lueurs qui peuvent être obscurcies ou dénaturées par les ténèbres de la dénégation.


Quelques « Signes » écologiques

« Le dégât se manifesta d’abord sur le contient et sur la mer par l’acquêt des mains humaines, pour donner aux hommes un avant-goût partiel de leurs actions mauvaises, et qui sait ? Les faire revenir . » (Coran XXX, 41)

« …et ils modifieront la création de Dieu » (Coran IV, 118)

La terre est perturbée, la mer où naquit la vie est malade : par notre modèle de croissance tentaculaire, leur équilibre naturel est bouleversé. Il nous a fallu pas plus d’un demi siècle pour en arriver là. Comme juste retour de nos erreurs, nous sommes en train d’en subir les suites inéluctables.

-La liste des catastrophes écologiques des centrales nucléaires, pétrolières, chimiques et thermiques et de leurs mauvais effets est longue et ne fait que s’allonger. Chaque année 2O milliards de tonnes de déchets radioactifs, chimiques et résidus toxiques sont déversés dans les mers : 90% stagnent près du littoral menaçant les côtes du monde entier, les oasis du désert océanique…Si l’on songe que les 2/3 de la population mondiale vivent à moins de 80 km des côtes et que la moitié des grandes villes ont été bâties sur, ou à proximité d’un estuaire….

-Le déboisement des forêts. La coupe massive des arbres (2 milliards d’hectares en 70 ans accélérée aujourd’hui par 20 hectares à la minute!) transforme peu à peu des régions en désert, avec le changement du régime des pluies qui en découle : inondations là et sécheresse ailleurs. Sans compter que le déboisement entraîne chaque jour la disparition de quelques dizaines d’espèces de plantes et d’animaux ; or l’appauvrissement de la faune et de la flore menace à terme toute l’humanité.

-Les manipulations génétiques aux conséquences imprévisibles.

-La menace d’une guerre nucléaire ou le fameux hiver nucléaire au tableau apocalyptique…

Tous ces chambardements ont leur équivalent dans l’ordre social. Tout se tient. C’est la puissance destructrice issue du positivisme et du rationalisme autant dire d’une raison débile, débile en ce qu’elle a cru pouvoir se suffire à elle-même. Il ne faut pas faire preuve de grande logique pour comprendre qu’une telle raison tisse un système clos et aveugle qui conduit nécessairement à sa propre désintégration.

« Les maux issus de ce qu’ils firent les atteindront et ce dont ils se raillaient les touchera de toutes parts » (Coran XVI, 34)

 

Quelques « signes » scientifiques

« Il a créé les cieux et la terre avec sérieux . Il enroule la nuit sur le jour et enroule le jour sur la nuit.. » (Coran XXXIX, 5)
Dans l’espace interstellaire, il fait noir et très froid. La vie n’a pu apparaître que sur terre, là où au rythme de sa rotation, alternent le jour et la nuit. Si donc, le jour et la nuit ne s’étaient pas produits, nous ne serions pas là. Le mot arabe qu’on traduit par « enroule » est exactement « rouler en spirale un turban autour de la tête », ce qui implique ici « un processus d’enroulement permanent avec pénétration d’un secteur éclairé par le soleil par un autre secteur obscur et réciproquement, ce qui ne se conçoit qu’avec la rotondité qui fait revenir au même endroit à chaque tour. La rotondité de la terre ne sera envisagée puis démontrée qu’à une époque bien postérieure au Coran » (Maurice Bucaille)

Les montagnes sont des ancrages pour notre terre « La terre doit aux montagnes cette rassurante fixité qui l’empêche, presque toujours, de trembler » car  » sous peine de tanguer comme un grand navire qu’elle est, la terre devait s’amarrer à des ancrages, et ce furent les montagnes » Le Coran énonce : « Ne fimes-nous pas des montagnes des pieux enfoncés ? » (Coran LXXVIII, 7) Mais ces ancrages immobiles ne le sont qu’à nos yeux puisque la terre est en mouvement : « ..où tu verras les montagnes que tu crois immobiles… » (Coran XXVII, 88)

« Ni au soleil il n’appartient de rejoindre la lune, ni à la nuit de devancer le jour, et chacun dans une sphère navigue » (Coran XXXVI, 40)
Cette énonciation évoque les mouvements propres des corps célestes, notion bien connue aujourd’hui… qui valut à Galilée, neuf siècles après Muhammad (saws) d’être accusé d’apostasie par l’inquisition.

« Les impies n’ont-ils pas vu que les cieux et la terre étaient soudés, que Nous les avons séparés et que de l’eau Nous avons fait provenir toute chose vivante » (Coran XXI, 30)
La nébuleuse primitive formait un bloc qui se scinda en multiples parties produisant les nébuleuses secondaires formant à leur tour les galaxies, elles mêmes en se scindant vont engendrer les planètes. L’eau est le premier constituant de toute cellule vivante. Sans eau, aucune vie n’est possible. Pareillement, l’origine de l’être humain est un composé d’eau :

« Nous avons créé l’homme d’argile tirée d’une boue croupie » (Coran XV, 26)
La vie, effectivement, part de la vase primitive ou soupe primitive dans laquelle sont accumulées la boue, les matières inertes, les composés organiques, formant un milieu riche et nourrissant propice à l’éclosion de la vie.

On pourrait citer encore de nombreux versets ce qui serait fastidieux ; on s’en tiendra donc à ces quelques exemples.
Ce n’est pas une explication scientifique que nous donne le Coran mais des « signes », des indices à la Gloire de Dieu.

« Tout glorifie Dieu, mais vous ne comprenez pas leur chant » (Coran)


« Science sacrée et science profane »
(extrait)


«  Ce n’est guère qu’au XIXe siècle qu’on a vu des hommes se faire gloire de leur ignorance, car se proclamer « agnostique » n’est point autre chose que cela, et prétendre interdire à tous la connaissance de ce qu’ils ignoraient eux-même ; et cela marquait une étape de plus dans la déchéance intellectuelle de l’Occident.

 En voulant séparer radicalement les sciences de tout principe supérieur sous prétexte d’assurer leur indépendance, la conception moderne leur enlève toute signification profonde et même tout intérêt véritable au point de vue de la connaissance, et elle ne peut aboutir qu’à une impasse, puisqu’elle les enferme dans un domaine irrémédiablement borné.

 C’est pourquoi la « science profane », celle des modernes, peut à juste titre, ainsi que nous l’avons déjà dit ailleurs, être regardée comme un « savoir ignorant » : savoir d’ordre inférieur, qui se tient tout entier au niveau de la plus basse réalité, et savoir ignorant de tout ce qui le dépasse, ignorant de toute fin supérieure à lui-même, comme de tout principe qui pourrait lui assurer une place légitime, si humble soit-elle, parmi les divers ordres de la connaissance intégrale ; enfermée irrémédiablement dans le domaine relatif et borné où elle a voulu se proclamer indépendante, ayant ainsi coupé elle-même toute communication avec la vérité transcendante et avec la connaissance suprême, ce n’est plus qu’une science vaine et illusoire, qui, à vrai dire, ne vient de rien et ne conduit à rien.

 Cet exposé permettra de comprendre tout ce qui manque au monde moderne sous le rapport de la science, et comment cette même science dont il est si fier ne représente qu’une simple déviation et comme un déchet de la science véritable, qui, pour nous, s’identifie entièrement à ce que nous avons appelé la « science sacrée » ou la « science traditionnelle ». La science moderne, procédant d’une limitation arbitraire de la connaissance à un certain ordre particulier, et qui est le plus inférieur de tous, celui de la réalité matérielle ou sensible, a perdu, du fait de cette limitation et des conséquences qu’elle entraîne immédiatement, toute valeur intellectuelle, du moins si l’on donne à l’intellectualité la plénitude de son vrai sens, si l’on se refuse à partager l’erreur « rationaliste », c’est-à-dire à assimiler l’intelligence pure à la raison, ou, ce qui revient au même, à nier l’intuition intellectuelle. Ce qui est au fond de cette erreur, comme d’une grande partie des autres erreurs modernes, ce qui est à la racine même de toute la déviation de la science telle que nous venons de l’expliquer, c’est ce qu’on peut appeler « l’individualisme », qui ne fait qu’un avec l’esprit antitraditionnel lui-même, et dont les manifestations multiples, dans tous les domaines, constituent un des facteurs les plus importants du désordre de notre époque ; c’est cet « individualisme » que nous devons maintenant examiner de plus près. »

(René Guénon,  Science sacrée & Science profane. Extrait de La Crise Du Monde Moderne
http://aminour.unblog.fr/2008/04/22/files/2008/04/reneguenonlacrisedumondemoderne.pdf)



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